Inflamac® 50 rapide
Spirig HealthCare AG
Composition
Principes actifs
Diclofenacum kalicum (dérivé de l'acide phénylacétique).
Excipients
Excip. pro compr. obduct.
Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité
1 comprimé pelliculé contient 50 mg de diclofenacum potassique.
Indications/Possibilités d’emploi
Traitement de courte durée (maximum 1 semaine) des affections aiguës suivantes:
Inflammations et douleurs post-opératoires (p.ex. chirurgie dentaire ou orthopédique).
États inflammatoires post-traumatiques douloureux suite par exemple, à une entorses.
États douloureux et/ou inflammatoires en gynécologie (p.ex. dysménorrhée primaire ou annexite).
Crises de migraine avec ou sans aura.
Comme adjuvant dans les infections inflammatoires douloureuses sévères de la gorge, du nez ou de l'oreille, p.ex. pharyngoamygdalite, otite.
Syndromes vertébraux douloureux.
Rhumatisme extra-articulaire.
Conformément aux principes généraux de thérapeutique, des mesures thérapeutiques appropriées doivent être prises pour traiter l'affection sous-jacente. La fièvre seule ne constitue pas une indication.
Posologie/Mode d’emploi
De manière générale, il est recommandé d'adapter individuellement le dosage. Les effets indésirables peuvent être minimisés en administrant la dose minimale efficace sur une durée la plus courte possible (cf. «Mises en garde et précautions»).
Les comprimés pelliculés doivent être avalés avec une boisson et de préférence avant les repas; elles ne doivent pas être partagées ou mâchées.
Posologie usuelle
Adultes
La posologie recommandée est de 2-3 comprimés (100-150 mg/jour) d'Inflamac 50 rapide par jour. Dans les cas bénins 2 comprimés pelliculés d'Inflamac 50 rapide par jour sont habituellement suffisantes.
Dans les cas pertinents, la dose totale quotidienne doit être généralement fractionnée en 2 ou 3 prises.
Dans la dysménorrhée primaire, la posologie quotidienne, qui devra être adaptée au cas par cas, est en général de 1-3 comprimés pelliculés d'Inflamac 50 rapide. La dose initiale de 50 mg (1 comprimé pelliculé) est normalement suffisante. Au besoin, une dose de 100 mg (2 comprimés pelliculés) peut être prescrite et augmentée, si nécessaire, au cours de plusieurs cycles menstruels à 150 mg (3 comprimés pelliculés) maximum par jour.
Migraine: Il est recommandé de commencer par une dose initiale de 1 comprimé pelliculé à 50 mg dès les premiers signes avant-coureurs de la crise de migraine. Si après env. 2 h l'effet calmant sur la douleur n'est pas suffisant, un deuxième comprimé pelliculé à 50 mg peut être pris. Si nécessaire, des doses supplémentaires de 50 mg peuvent être prises à intervalles de 4-6 h; cependant, la dose maximale de 150 mg par 24 h ne doit pas être dépassée.
Instructions posologiques particulières
Maladie cardiovasculaire existante ou principaux facteurs de risque de maladies cardiovasculaires
Généralement, le traitement par Inflamac 50 rapide n'est pas recommandé chez les patients souffrant d'une maladie cardiovasculaire ou d'hypertension incontrôlée. Si nécessaire, le Inflamac 50 rapide ne peut être prescrit aux patients souffrant d'une maladie cardiovasculaire, d'hypertension incontrôlée ou présentant des facteurs de risque importante de maladies cardiovasculaires qu'après évaluation minutieuse et qu'à raison de doses maximales de 100 mg par jour en cas d'administration pendant une durée supérieure à 4 semaines (cf. «Mises en garde et précautions»).
Patients présentant des troubles de la fonction hépatique
Inflamac 50 rapide est contre-indiqué chez les patients atteints d'insuffisance hépatique (cf. «Contre-indications»).
Aucune étude spécifique n'a été menée sur les patients présentant une insuffisance hépatique, c'est pourquoi aucune recommandation spécifique ne peut être faite pour l'ajustement de la posologie. Inflamac 50 rapide doit être prescrit avec prudence chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérément sévère (cf. «Mises en garde et précautions»).
Patients présentant des troubles de la fonction rénale
Inflamac 50 rapide est contre-indiqué chez les patients atteints d'insuffisance rénale (DFG < 15 ml/min/1,73 m²) (cf. «Contre-indications»).
Aucune étude spécifique n'a été menée sur les patients présentant une insuffisance rénale, c'est pourquoi aucune recommandation spécifique ne peut être faite pour l'ajustement de la posologie. Inflamac 50 rapide doit être prescrit avec prudence chez les patients présentant une insuffisance rénale (cf. «Mises en garde et précautions»).
Patients âgés
Aucun ajustement de la dose initiale n'est en principe nécessaire chez les patients âgés. Pour des raisons médicales fondamentales, la prudence est cependant recommandée chez les patients âgés, surtout chez les patients âgés fragiles ou de faible poids corporel (cf. «Mises en garde et précautions»).
Enfants et adolescents
En raison de leur dosage élevé, les comprimés pelliculés d'Inflamac 50 rapide ne sont pas recommandées chez les enfants et les adolescents de moins de 14 ans.
D'autres formes pharmaceutiques du diclofénac peuvent être utilisées pour ces patients, comme les suppositoires. Pour les adolescents de 14 ans et plus, une dose quotidienne de 50 à 100 mg est habituellement suffisante.
La dose quotidienne maximale de 150 mg ne doit pas être dépassée. Si nécessaire, la dose totale quotidienne doit être généralement fractionnée en 2-3 prises.
À l'heure actuelle, on ne dispose encore d'aucune donnée sur l'utilisation d'Inflamac 50 rapide dans la migraine chez les enfants et les adolescents.
Contre-indications
Hypersensibilité au principe actif ou à l'un des excipients, selon la composition.
Antécédent de bronchospasme, angioedème, urticaire, rhinite aiguë, polypes de la muqueuse nasale ou autres symptômes de type allergique après la prise d'acide acétylsalicylique ou d'un autre anti-inflammatoire non stéroïdien.
3e trimestre de la grossesse (cf. «Grossesse, Allaitement»).
Ulcères gastriques et/ou duodénaux actifs, hémorragies ou perforations gastro-intestinales.
Maladies intestinales inflammatoires (comme la maladie de Crohn, la colite ulcéreuse).
Insuffisance hépatique (Child-Pugh classe C) (cirrhose hépatique et ascite).
Insuffisance rénale (DFG < 15 ml/min/1,73 m²).
Insuffisance cardiaque grave (NYHA III-IV).
Traitement de douleurs post-opératoires après une opération de pontage (et utilisation d'une circulation extracorporelle).
Enfants de moins de 14 ans.
Mises en garde et précautions
Mise en garde générale concernant l'utilisation d'anti-inflammatoires non stéroïdiens systémiques
Des perforations, des ulcères et des saignements gastro-intestinaux peuvent apparaître à tout moment chez des patients traités par des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sélectifs de la COX-2 ou non, et ce même en absence de symptômes annonciateurs ou d'antécédents connus. Pour réduire ce risque, il convient donc d'administrer la dose minimale efficace pendant une durée de traitement aussi brève que possible.
Pour certains inhibiteurs sélectifs de la COX-2, des études contrôlées contre placebo ont révélé un risque plus élevé de complications cardio- ou cérébrovasculaires thrombotiques. On ne sait pas encore si ce risque est en corrélation directe avec la sélectivité COX-1/COX-2 des différents AINS. Comme il n'existe actuellement pas de résultats cliniques comparables pour le diclofénac à doses maximales et en traitement de longue durée, on ne peut pas exclure un risque accru similaire. Jusqu'à l'obtention de tels résultats, il ne faut administrer le diclofénac qu'après une évaluation soigneuse du rapport risque/bénéfice en cas de maladie coronarienne cliniquement évidente, d'affections vasculaires cérébrales, d'artériopathie oblitérante des membres inférieurs ou chez les patients présentant des facteurs de risque importants (p.ex. hypertension artérielle, hyperlipidémie, diabète, tabagisme). Pour ces mêmes raisons, il faut administrer la dose minimale efficace pour une durée de traitement la plus courte possible.
Les effets rénaux des AINS comprennent la rétention liquidienne avec œdèmes et/ou hypertension artérielle. Le diclofénac doit donc être utilisé avec prudence chez des patients insuffisants cardiaques ou présentant d'autres états qui prédisposent à une rétention liquidienne. La prudence s'impose également chez des patients qui prennent simultanément un diurétique ou un IEC, ainsi que lors de risque accru d'hypovolémie.
Les comprimées pelliculés d'Inflamac 50 rapid n'ayant pas de revêtement gastro-résistant, le principe actif est libéré déjà dans l'estomac, ce qui peut provoquer une irritation locale de la muqueuse gastrique.
Les conséquences sont généralement plus graves chez les personnes âgées. Le médicament devra être arrêté chez les patients qui développeraient des hémorragies ou ulcérations gastro-intestinales durant un traitement par Inflamac.
Réactions cutanées
Des cas de réactions cutanées sévères parfois létales, comme une dermatite exfoliative, un syndrome de Stevens-Johnson ou une nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell) ainsi qu'une réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS) ont été très rarement rapportés en relation avec l'administration d'AINS y compris Inflamac (cf. «Effets indésirables»). Le risque pour les patients semble être le plus important en début de traitement, la réaction survenant généralement au cours du premier mois de traitement. La prise d'Inflamac doit être arrêtée lors des premiers signes d'éruption cutanée, de lésions des muqueuses ou d'autres signes d'hypersensibilité.
Comme avec d'autres AINS, des réactions allergiques, y compris anaphylactiques/anaphylactoïdes, peuvent apparaître dans de rares cas sous diclofénac, même en absence d'exposition antérieure au médicament.
Masquage des signes d'une infection
En raison de ses propriétés pharmacodynamiques, le diclofénac peut masquer une symptomatologie infectieuse, comme d'autres AINS.
Précautions
Généralités
L'administration concomitante d'Inflamac et d'autres AINS systémiques, comme les inhibiteurs sélectifs de la cyclooxygénase-2, est à éviter, vu qu'il existe un risque d'effets indésirables additifs (cf. «Interactions»).
En se basant sur des considérations médicales fondamentales, la prudence s'impose chez les sujets très âgés. Il est recommandé en particulier d'administrer la dose minimale efficace chez les patients âgés fragiles ou chez ceux dont le poids corporel est faible.
Effets respiratoires (asthme préexistant)
Chez les patients souffrant d'asthme, d'une rhinite allergique saisonnière, d'un gonflement des muqueuses nasales (c'est-à-dire des polypes nasaux), d'une broncho-pneumopathie chronique obstructive ou une infection chronique des voies respiratoires (en particulier si celle-ci est en corrélation avec des symptômes similaires à ceux d'une rhinite allergique), les réactions aux AINS sous la forme d'une exacerbation de l'asthme (ce que l'on appelle une intolérance aux analgésiques / un asthme analgésique), un œdème de Quincke ou une urticaire sont plus fréquentes que chez d'autres patients. C'est pourquoi une prudence particulière est de rigueur chez ces patients (piquet d'urgence). Ceci est valable également pour les patients qui présentent une réaction allergique à d'autres substances sous la forme d'une éruption cutanée, d'un prurit ou d'une urticaire.
Effets gastro-intestinaux
Une surveillance médicale étroite est préconisée pour tous les AINS, y compris le diclofénac, et une précaution particulière est indiquée lors de la prescription d'Inflamac 50 rapide aux patients ayant des symptômes évoquant des affections gastro-intestinales ou des patients ayant des antécédents d'ulcères, d'hémorragies ou de perforations gastriques ou intestinales (cf. «Effets indésirables»). Le risque d'hémorragie gastro-intestinale est plus important avec une dose d'AINS plus élevée, de même que chez les patients ayant des antécédents d'ulcère surtout lors de complications telles qu'une hémorragie ou une perforation ou s'il s'agit d'un patient âgé.
Afin de réduire le risque de toxicité gastro-intestinale chez les patients ayant des antécédents d'ulcère, surtout si celui-ci s'est compliqué d'une hémorragie ou d'une perforation ou s'il s'agit d'un patient âgé, le traitement doit être instauré et poursuivi à la dose minimale efficace.
Il faut envisager la possibilité d'un traitement combiné à des substances protectrices (p.ex. inhibiteurs de la pompe à protons ou misoprostol) chez ces patients de même que chez ceux qui nécessitent enmême temps de faibles doses d'acide acétylsalicylique (AAS) ou d'autres médicaments qui augmentent potentiellement le risque gastro-intestinal.
Les patients qui ont des antécédents de toxicité gastro-intestinale, en particulier les patients âgés, doivent signaler tout symptôme abdominal inhabituel (surtout une hémorragie gastro-intestinale). La prudence s'impose chez les patients qui reçoivent simultanément des médicaments pouvant accroître le risque d'une ulcération ou d'une hémorragie comme par exemple les corticoïdes systémiques, les anticoagulants, les anti-thrombotiques ou les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (cf. «Interactions»).
Les AINS, y compris le diclofénac, peuvent être associés à un risque accru de fuite anastomotique gastro-intestinale. La prudence est de mise lors de l'utilisation d'Inflamac 50 rapide après une chirurgie gastro-intestinale et une surveillance médicale étroite est recommandée.
Effets hépatiques
Une surveillance médicale étroite est nécessaire en cas d'administration d' Inflamac 50 rapide à des patients présentant une insuffisance hépatique, car cela pourrait péjorer leur affection (cf. «Effets indésirables»).
Comme avec tous les AINS, dont le diclofénac, les valeurs d'une ou de plusieurs enzymes hépatiques peuvent augmenter pendant le traitement par Inflamac 50 rapide. Ceci a été observé très fréquemment avec le diclofénac au cours d'études cliniques (chez environ 15% des patients) mais s'accompagne cependant rarement de symptômes cliniques. Dans la majorité des cas, il s'agit d'élévations limitées. Fréquemment, (dans 2,5% des cas), il s'agissait d'une augmentation modérée des enzymes hépatiques (≥3 - < 8 fois la limite supérieure de la norme) alors que l'incidence des augmentations marquées (≥8 fois la limite supérieure de la norme) n'était que d'env. 1%. Au cours des études cliniques mentionnées ci-dessus, parallèlement à l'augmentation des enzymes hépatiques, des lésions hépatiques cliniquement manifestes ont été observées dans 0,5% des cas. En général, l'augmentation des enzymes hépatiques était réversible après l'arrêt du traitement.
Il faut toutefois rappeler qu'Inflamac 50 rapide n'est recommandé que pour les traitements de courte durée (maximum 1 semaine).
Le traitement par Inflamac 50 rapid doit être arrêté lorsque les anomalies des valeurs hépatiques persistent ou s'aggravent, ainsi que lorsque des signes ou symptômes cliniques faisant suspecter le développement d'une hépatopathie ou d'autres manifestations (p.ex. éosinophilie, éruption cutanée, etc.) apparaissent.
Parallèlement à l'augmentation des enzymes hépatiques, de rares cas de réactions hépatiques graves, y compris d'ictère, d'hépatite fulminante, de nécrose hépatique et de défaillance hépatique, à issue mortelle dans des cas isolés, ont été rapportés.
Une hépatite peut se produire sans symptômes avant-coureurs chez des patients utilisant le diclofénac. La prudence s'impose chez les patients atteints de porphyrie hépatique car Inflamac 50 rapide pourrait déclencher une crise.
Effets rénaux
Compte tenu de l'importance des prostaglandines dans le maintien de la perfusion rénale, un traitement prolongé d'AINS à hautes doses provoque souvent (1 à 10%) des œdèmes et une hypertension.
Une prudence particulière s'impose chez les sujets présentant une altération de la fonction cardiaque ou rénale, des antécédents d'hypertension, chez les patients âgés, chez ceux traités en même temps par des diurétiques ou des médicaments influençant sensiblement la fonction rénale ainsi que chez les patients présentant un important déficit en liquide extracellulaire, quelle qu'en soit la cause, p.ex. dans la phase pré- ou post-opératoire lors d'interventions chirurgicales lourdes (cf. «Contre-indications»). C'est pourquoi, lorsque Inflamac 50 rapide est utilisé dans ces cas-là, il est recommandé de surveiller la fonction rénale par mesure de précaution. L'arrêt du traitement permet généralement de retrouver l'état antérieur au traitement.
Effets cardiovasculaires
Un traitement par un AINS, y compris par le diclofénac, peut être associé à un risque légèrement accru d'événements thrombotiques cardiovasculaires sévères (y compris infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral), notamment à fortes doses et en cas d'utilisation à long terme.
Généralement, le traitement par Inflamac 50 rapide n'est pas recommandé chez les patients souffrant déjà d'une maladie cardiovasculaire avérée (insuffisance cardiaque, maladie cardiaque ischémique existante, artériopathie oblitérante des membres inférieurs) ou d'hypertension incontrôlée. Si nécessaire, le Inflamac 50 rapide ne peut être prescrit aux patients souffrant déjà d'une maladie cardiovasculaire, d'hypertension incontrôlée ou présentant des facteurs importants de risque de maladies cardiovasculaires (p.ex. hypertension, hyperlipidémie, diabète et tabagisme) qu'après évaluation minutieuse et qu'à raison de doses maximales de 100 mg/jour si le traitement est poursuivi pendant une durée supérieure à 4 semaines.
Les risques cardiovasculaires du diclofénac pouvant augmenter proportionnellement à la dose et la durée du traitement, il est recommandé de prescrire la dose efficace quotidienne la plus faible sur la durée la plus courte possible. Il convient d'évaluer périodiquement la nécessité pour le patient de soulager ses symptômes et la réponse au traitement, notamment lorsque le traitement est poursuivi pendant une durée supérieure à 4 semaines.
Les patients doivent être attentifs aux signes et symptômes d'événements thromboemboliques artériels sérieux (p.ex. douleurs thoraciques, dyspnée, faiblesses, parole altérée) pouvant survenir sans signes avant-coureurs. Il doit être indiqué aux patients qu'ils doivent immédiatement consulter un médecin dans de telles circonstances.
Effets hématologiques
L'utilisation de Inflamac 50 rapide n'est recommandée que pour un traitement de courte durée. Toutefois, si Inflamac 50 rapide est administré sur une période plus longue, il est conseillé, comme pour tous les AINS, de contrôler régulièrement la formule sanguine.
Une inhibition temporaire de l'agrégation plaquettaire est aussi possible avec le diclofénac comme avec les autres AINS. Une surveillance attentive s'impose chez les patients souffrant de troubles de la coagulation.
Interactions
Les interactions suivantes peuvent être observées sous Inflamac 50 rapide et/ou sous d'autres formes pharmaceutiques du diclofénac.
Interactions observées devant être prises en considération
Inducteurs enzymatiques
La prudence est de rigueur en cas d'utilisation concomitante de diclofénac et d'inducteurs du CYP2C9 (p.ex. rifampicine). Ceux-ci peuvent être à l'origine d'une diminution significative de la concentration plasmatique et de l'exposition au diclofénac.
Inhibiteurs enzymatiques
La prudence est de rigueur lorsque le diclofénac est utilisé en même temps que des inhibiteurs du CYP2C9 (par ex. voriconazole). Ceux-ci peuvent être à l'origine d'une augmentation significative du pic de concentration plasmatique de diclofénac et, globalement, d'une exposition accrue au diclofénac.
Effet d'Inflamac 50 rapide sur d'autres médicaments
Lithium
Lors d'administration concomitante, le diclofénac peut augmenter la concentration plasmatique du lithium. Un contrôle des taux sériques de lithium est recommandé.
Digoxine
Lors d'administration concomitante, le diclofénac peut augmenter la concentration plasmatique de la digoxine. Un contrôle des taux sériques de digoxine est recommandé.
Diurétiques et anti-hypertenseurs
Comme avec d'autres AINS, l'administration concomitante du diclofénac avec des diurétiques ou des anti-hypertenseurs (p.ex. bêtabloquants, inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC)) peut provoquer une diminution de leurs effets anti-hypertenseurs. C'est pourquoi il faut être prudent dans l'utilisation d'une association médicamenteuse de ce type et contrôler régulièrement la tension artérielle, notamment chez les patients âgés. Il faut veiller à une hydratation suffisante des patients et la fonction rénale doit être surveillée de près après instauration du traitement combiné ainsi que régulièrement par la suite, surtout avec les diurétiques et les inhibiteurs de l'enzyme de conversion, en raison d'un risque élevé de néphrotoxicité (cf. «Mises en garde et précautions»).
Ciclosporine et tacrolimus
Comme d'autres AINS, le diclofénac peut accroître la néphrotoxicité de la ciclosporine et du tacrolimus par ses effets sur les prostaglandines rénales. Pour cette raison, le diclofénac doit être administré à des doses plus faibles chez les patients qui reçoivent de la ciclosporine ou du tacrolimus par rapport à ceux qui n'en reçoivent pas.
Médicaments connus pour provoquer une hyperkaliémie
Le traitement concomitant par des diurétiques d'épargne potassique, de la ciclosporine, du tacrolimus ou du triméthoprime peut être associé à une augmentation des concentrations plasmatiques de potassium qu'il convient donc de contrôler fréquemment (cf. «Mises en garde et précautions»).
Antibiotiques du groupe des quinolones
Des cas isolés de convulsions qui auraient pu être dues à l'association d'AINS et de quinolones ont été rapportés.
Interactions prévisibles devant être prises en considération
Autres AINS et corticostéroïdes
L'administration concomitante du diclofénac avec d'autres AINS par voie systémique ou des corticostéroïdes peut augmenter la fréquence des effets indésirables gastro-intestinaux (cf. «Mises en garde et précautions»).
Anticoagulants et anti-thrombotiques
La prudence est de rigueur, car une administration concomitante pourrait augmenter le risque d'hémorragies (cf. «Mises en garde et précautions»).
Bien que les essais cliniques n'indiquent pas que le diclofénac influence l'effet des anticoagulants, des cas de risque accru d'hémorragie lors de l'administration concomitante de diclofénac et d'anticoagulants ont été rapportés; c'est pourquoi une surveillance clinique étroite est recommandée dans de tels cas.
Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS)
L'administration concomitante d'AINS (dont le diclofénac) par voie systémique et d'ISRS peut augmenter le risque d'hémorragies gastro-intestinales (cf. «Mises en garde et précautions»).
Antidiabétiques
Des essais cliniques ont montré que le diclofénac peut être administré conjointement avec des antidiabétiques oraux sans en modifier leur effet clinique. Cependant, des cas isolés d'effets hypoglycémiants et hyperglycémiants après administration du diclofénac ont été rapportés, rendant nécessaire une modification de la posologie des antidiabétiques. Pour cette raison il est recommandé, par mesure de précaution, de contrôler les glycémies durant le traitement combiné.
Des cas isolés d'acidose métabolique lors de l'administration concomitante de diclofénac et de metformine ont été rapportés, surtout chez les patients présentant déjà une altération de la fonction rénale.
Méthotrexate
La prudence s'impose lorsque des AINS (dont le diclofénac) sont administrés moins de 24 h avant ou après un traitement au méthotrexate, car la concentration sanguine et la toxicité du méthotrexate peuvent augmenter.
Phénytoïne
Lorsque la phénytoïne est administrée en même temps que le diclofénac, une surveillance de la concentration plasmatique de la phénytoïne est recommandée car il faut s'attendre à une augmentation de l'exposition à la phénytoïne.
Grossesse, allaitement
Grossesse
Une inhibition de la synthèse des prostaglandines peut avoir une incidence négative sur la grossesse et/ou le développement embryonnaire et fœtal. Selon certaines données tirées d'études épidémiologiques, l'administration d'inhibiteurs de la synthèse des prostaglandines au début de la grossesse accroît le risque de fausses couches, de malformations cardiaques et de gastroschisis. On présume que ce risque est proportionnel à la dose administrée et à la durée du traitement.
Il a été démontré chez l'animal que l'administration d'un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines entraîne une augmentation des pertes pré et post-implantatoires et une létalité embryo-fœtale. En outre, une incidence accrue de différentes malformations, y compris des malformations cardio-vasculaires, a été rapportée chez les animaux qui avaient reçu un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines durant la phase de l'organogenèse (cf. «Données précliniques»).
Premier/deuxième trimestre
Durant les premier et deuxième trimestres de la grossesse, le diclofénac ne devrait être administré qu'en cas de nécessité absolue. Si le diclofénac est utilisé par une femme qui désire tomber enceinte ou pendant le premier ou le deuxième trimestre de la grossesse, la dose doit être aussi faible que possible et la durée du traitement aussi courte que possible.
Oligoamnios/insuffisance rénale néonatale
La prise d'AINS dans la 20e semaine de grossesse ou après peut conduire à des troubles de la fonction rénale chez le fœtus, qui peuvent entraîner un oligohydramnios et, dans certains cas, une insuffisance rénale néonatale. Ces effets indésirables surviennent en moyenne après plusieurs jours à plusieurs semaines de traitement, bien qu'un oligohydramnios ait été rapporté dans de rares cas dès 48 heures après le début du traitement par AINS. L'oligoamnios est souvent, mais pas toujours, réversible avec l'arrêt du traitement. Parmi les complications d'un oligohydramnios prolongé peuvent figurer par exemple des contractures des membres et une maturation retardée des poumons. Après la mise sur le marché, des procédés invasifs, tels qu'une exsanguino-transfusion ou une dialyse, ont été nécessaires dans quelques cas de fonction rénale néonatale limitée. Envisagez la surveillance du liquide amniotique par échographie si le traitement par Inflamac 50 rapide dure plus de 48 heures. Arrêtez le traitement par Inflamac 50 rapide si un oligohydramnios survient et procédez à un examen de contrôle selon la pratique clinique.
Troisième trimestre
Le diclofénac est contre-indiqué pendant le troisième trimestre de la grossesse. Tous les inhibiteurs de la synthèse des prostaglandines peuvent:
·exposer le fœtus aux risques suivants:
·toxicité cardio-pulmonaire (avec fermeture prématurée du canal artériel et hypertension pulmonaire, cf. aussi «Données précliniques»);
·trouble de la fonction rénale pouvant évoluer vers une insuffisance rénale avec oligohydramnios
·exposer la mère et l'enfant aux risques suivants:
·prolongation éventuelle du temps de saignement, un effet antiagrégant pouvant également survenir à très faibles doses;
·inhibition des contractions utérines retardant ou prolongeant le travail.
Allaitement
Comme d'autres AINS, le diclofénac passe en faibles quantités dans le lait maternel. Pour cette raison et par mesure de précaution, le diclofénac ne doit pas être utilisé par les femmes qui allaitent. Si le traitement est indispensable, le nourrisson doit être alimenté au biberon avec du lait de formule.
Fertilité
L'utilisation de diclofénac peut entraver la fertilité féminine et n'est par conséquent pas recommandée chez les femmes désirant concevoir un enfant. Chez les femmes ayant des difficultés de conception ou qui sont en cours d'examen pour déceler une eventuelle stérilité, il faut prendre en considération un arrêt éventuel de la prise de diclofénac.
Chez l'animal, une diminution de la fertilité masculine ne peut pas être exclue vu l'existence de données correspondantes (cf. «Données précliniques»). La pertinence de ces observations pour l'être humain n'est pas connue.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines
Les patients qui souffrent de troubles de la vue, d'étourdissements, de vertiges, de somnolence ou d'autres troubles nerveux centraux doivent renoncer à conduire un véhicule ou utiliser des machines.
Effets indésirables
Les effets indésirables mentionnés ci-dessous comprennent ceux qui ont été rapportés pour Inflamac 50 rapide et/ou d'autres formes pharmaceutique du diclofénac, en traitement de courte ou de longue durée.
Indications de fréquence
«Très fréquents» (≥1/10), «fréquents» (< 1/10, ≥1/100), «occasionnels» (< 1/100, ≥1/1'000), «rares» (< 1/1'000, ≥1/10'000), «très rares» (< 1/10'000).
Affections hématologique et du système lymphatique
Très rares: thrombopénie, leucopénie, anémie (y compris anémie hémolytique et aplasique), agranulocytose.
Affections du système immunitaire
Rares: hypersensibilité, réactions anaphylactiques et anaphylactoïdes (y compris hypotension et état de choc).
Très rares: angioœdème (y compris œdème du visage)
Affections psychiatriques
Très rares: désorientation, dépression, insomnie, cauchemars, irritabilité, trouble psychotique.
Affections du système nerveux
Fréquents: céphalées, étourdissements.
Rares: somnolence.
Très rares: paresthésies, troubles de la mémoire, convulsions, anxiété, tremblements, méningite aseptique, dysgueusie, accident vasculaire cérébral.
Affections oculaires
Très rares: troubles de la vision, faiblesse de la vue, diplopie.
Affections de l'oreille et du labyrinthe
Fréquents: vertiges.
Très rares: acouphènes, baisse de l'acuité auditive.
Affections cardiaques
Occasionnels*: infarctus du myocarde, insuffisance cardiaque, palpitations, douleurs thoraciques.
Fréquence inconnue: syndrome de Kounis.
Affections vasculaires
Fréquents: hypertension.
Très rares: vasculite.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Rares: asthme (y compris dyspnée).
Très rares: pneumonie.
Affections gastro-intestinales
Fréquents: nausées, vomissements, diarrhées, dyspepsie, douleurs abdominales, flatulences, diminution de l'appétit.
Rares: gastrite, hémorragie gastro-intestinale, hématémèse, diarrhées avec présence de sang, méléna, ulcère gastro-intestinal (avec ou sans hémorragie, sténose ou perforation gastro-intestinale pouvant provoquer une péritonite).
Très rares: colite (y compris colite hémorragique, colite ischémique et exacerbation d'une colite ulcéreuse ou d'une maladie de Crohn), constipation, stomatite, glossite, troubles œsophagiens, sténos en diaphragme de l'intestin, pancréatite.
Affections hépatobiliaires
Fréquents: augmentation des transaminases sériques.
Rares: hépatite, ictère, insuffisance hépatique.
Très rares: hépatite fulminante, nécrose hépatique, défaillance hépatique.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquents: rash cutané.
Rares: urticaire.
Très rares: dermatite bulleuse, eczéma, érythème, érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson, syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique), érythrodermie (dermatite exfoliative), alopécie, réaction de photosensibilité, purpura, purpura de Henoch-Schönlein, prurit.
Fréquence inconnue: réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS)
Affections du rein et des voies urinaires
Fréquents: rétention de liquide, œdèmes.
Très rares: atteinte rénale aiguë (insuffisance rénale aigüe), hématurie, protéinurie, syndrome néphrotique, néphrite tubulo-interstitielle, nécrose papillaire.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Rares: œdèmes.
* La fréquence reflète les données pour un traitement de longue durée avec une dose élevée (150 mg/jour).
Des méta-analyses d'études cliniques contrôlées et des données pharmaco-épidémiologiques montrent que l'utilisation du diclofénac, en particulier à hautes doses (150 mg par jour) et sur une longue durée, peut être mise en corrélation avec un risque accru d'événements thromboemboliques artériels (p.ex. infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral) (cf. «Mises en garde et précautions»).
Description de certains effets indésirables
Effets sur l'acuité visuelle
Les troubles visuels tels que baisse de la vue, vision floue et diplopie semblent être un effet de classe des AINS et sont normalement réversibles à l'arrêt du traitement. Un mécanisme probable des troubles visuels est l'inhibition de la synthèse des prostaglandines et d'autres substances similaires, ce qui peut modifier la régulation de la tension artérielle rétinienne et provoquer d'éventuelles altérations de l'acuité visuelle. En cas de survenue de tels symptômes au cours du traitement par le diclofénac, un examen ophtalmologique doit être envisagé pour exclure d'autres causes.
L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.
Surdosage
Signes et symptômes
Il n'existe pas de tableau clinique caractéristique du surdosage du diclofénac. Un surdosage peut engendrer des symptômes tels que des vomissements, une hémorragie gastro-intestinale, des diarrhées, des étourdissements, un acouphène ou des convulsions. Une intoxication sévère peut conduire à une insuffisance rénale et à des lésions hépatiques.
Traitement
Le traitement de l'intoxication aiguë par des AINS, y compris le diclofénac, consiste essentiellement en mesures de soutien et un traitement symptomatique. Les complications telles qu'hypotension, insuffisance rénale, convulsions, troubles gastro-intestinaux et dépression respiratoire requièrent des mesures de soutien et un traitement symptomatique.
Des mesures thérapeutiques spécifiques telles que diurèse forcée, dialyse ou hémoperfusion seront probablement inefficaces pour éliminer les AINS, y compris le diclofénac, en raison de leur forte liaison aux protéines et de leur métabolisme important.
L'administration de charbon actif peut être envisagée en cas de surdosage potentiellement toxique. Une décontamination gastrique (p.ex. vomissements forcés, lavage gastrique) peut être réalisée en cas de surdosage potentiellement létal.
Propriétés/Effets
Code ATC
M01AB05
Mécanisme d'action
Le diclofénac, principe actif de l'Inflamac 50 rapide, est un composé non stéroïdien doté de propriétés analgésiques, anti-inflammatoires et antipyrétiques.
Son mécanisme d'action s'appuie essentiellement sur l'inhibition, prouvée expérimentalement, de la biosynthèse des prostaglandines qui jouent un rôle majeur dans l'apparition de l'inflammation, de la douleur et de la fièvre.
In vitro à des concentrations équivalentes à celles que l'on atteint chez l'homme, le diclofénac n'inhibe pas la biosynthèse des protéoglycanes dans le cartilage.
Pharmacodynamique
Voir «Mécanisme d'action».
Efficacité clinique
Du fait de l'absorption rapide du principe actif, les les comprimés pelliculés d'Inflamac 50 rapide conviennent particulièrement au traitement d'états douloureux et inflammatoires aigus dans lesquels une action rapide (en 30 minutes) est souhaitable. Dans les états inflammatoires post-traumatiques et post-opératoires, le diclofénac soulage rapidement les douleurs spontanées et dues au mouvement et réduit l'œdème d'origine inflammatoire ainsi que l'œdème d'origine traumatique.
Le principe actif permet en outre de soulager les douleurs et de diminuer l'intensité de l'hémorragie dans la dysménorrhée primitive. Il a par ailleurs été prouvé que le diclofénac exerçait un effet analgésique dans d'autres états douloureux modérés et sévères.
Inflamac 50 rapide s'est montré efficace dans les crises de migraine, en ce sens qu'il soulage les céphalées et améliore les symptômes concomitants tels que nausées et vomissements.
Pharmacocinétique
Absorption
L'absorption du diclofénac, administré sous forme de comprimés pelliculés de diclofénac de potassium, est complète et rapide. L'absorption commence immédiatement après l'administration. La quantité de diclofénac absorbée est la même que lors de l'administration d'une dose équivalente de diclofénac sodique en comprimés pelliculés gastrorésistantes. Des concentrations plasmatiques maximales moyennes de 1,1 µg/ml sont atteintes 20 à 60 min après la prise d'un comprimé pelliculé à 50 mg. La prise d'un comprimé pelliculé avec un repas n'a aucune influence sur la quantité de diclofénac absorbé, mais peut légèrement retarder l'absorption et ralentir la vitesse d'absorption.
Distribution
Le diclofénac est lié à 99,7% aux protéines sériques, principalement à l'albumine (99,4%).
Le calcul du volume de distribution apparent donne des valeurs se situant entre 0,12 et 0,17 l/kg.
Le diclofénac pénètre dans le liquide synovial où les concentrations maximales sont atteintes 2 à 4 h après l'obtention du pic plasmatique. La demi-vie apparente d'élimination du liquide synovial est de 3 à 6 h. La concentration du principe actif dans le liquide synovial est plus élevée que la concentration plasmatique déjà deux heures après l'obtention du pic plasmatique et le reste pendant une période pouvant aller jusqu'à 12 h.
Métabolisme
La biotransformation du diclofénac s'effectue en partie par glucuronoconjugaison de la molécule inchangée mais surtout par hydroxylation et par méthoxylation simples et multiples entraînant la formation de différents métabolites phénoliques (3'-hydroxy, 4'-hydroxy, 5-hydroxy, 4',5-dihydroxy et 3'-hydroxy-4'-méthoxydiclofénac) qui sont éliminés pour la plupart sous forme glycuronoconjuguée. Deux de ces métabolites phénoliques sont pharmacologiquement actifs mais à un degré nettement moindre que le diclofénac.
De faibles concentrations de diclofénac ont été décelées dans le lait d'une femme allaitante (100 ng/ml). La quantité estimée, absorbée par un nourrisson allaité correspond à une dose de 0,03 mg/kg/jour.
Élimination
La clairance plasmatique totale du diclofénac est de 263 ± 56 ml/min (moyenne ± écart-type). La demi-vie plasmatique terminale est de 1 à 2 h. Parmi les métabolites, quatre, dont les deux actifs, ont également une demi-vie plasmatique brève de 1 à 3 h. Un autre métabolite, le 3'-hydroxy-4'-méthoxydiclofénac, a en revanche une demi-vie nettement plus longue, mais il est pratiquement inactif.
Environ 60% de la dose administrée sont éliminés dans les urines sous la forme de métabolites. Moins de 1% est excrété sous forme inchangée. Le reste est éliminé sous forme de métabolites par la bile avec les fèces.
Cinétique pour certains groupes de patients
Aucune relation significative entre l'âge des patients et l'absorption, le métabolisme ou l'excrétion du médicament n'a été observée.
Troubles de la fonction hépatique
En présence d'une insuffisance hépatique (hépatite chronique ou cirrhose non décompensée), la cinétique et le métabolisme du diclofénac sont les mêmes que chez les patients dont le foie est intact.
Troubles de la fonction rénale
Chez les insuffisants rénaux, la cinétique de dose unique administrée selon le schéma posologique habituel ne permet pas de conclure à une accumulation du principe actif inchangé. Lorsque la clairance de la créatinine est inférieure à 10 ml/min, la concentration plasmatique théorique des métabolites à l'état d'équilibre est environ quatre fois supérieure à celle enregistrée chez les sujets sains. Les métabolites sont finalement éliminés par voie biliaire.
Données précliniques
Des résultats précliniques d'études sur la pharmacologie de sécurité, la toxicité aiguë et la toxicité après administrations répétées ainsi que la génotoxicité, la mutagénicité et la carcinogénicité du diclofénac n'ont pas montré de risque particulier pour l'homme aux doses thérapeutiques prévues.
L'incidence accrue de lymphomes (thymus) chez la souris et l'incidence accrue de fibromes sous-cutanés, de fibroadénomes (glande mammaire) ou d'adénomes à cellules C (thyroïde) chez le rat ont été dans les limites de contrôle historiques du laboratoire pour la souche animale utilisée et ont été considérées comme fortuites.
Dans toutes les études de toxicité réalisées chez le rat, une hypertrophie des ganglions lymphatiques mésentériques ou une lymphadénite avec hyperplasie réactive ont été observées. Ces modifications se sont accompagnées d'une neutrophilie, laquelle a également été observée dans les études réalisée chez le singe. On suppose qu'il s'agit de réactions secondaires aux ulcères gastro-intestinaux observés. Dans une étude sur 2 ans, une augmentation dose-dépendante des occlusions thrombotiques des vaisseaux cardiaques a été observée chez des rats traités par le diclofénac.
Toxicité sur la reproduction
Des études supplémentaires indiquent que le diclofénac administré à des doses orales répétées chez le rat (> 1 mg/kg de poids corporel) a des effets sur la fertilité (diminution du taux de testostérone, ainsi que réduction du poids des épididymes et des testicules, associées à des modifications histopathologiques). Des effets similaires ont également été observés dans la génération F1 après l'administration de doses ≥1,25 mg/kg dans une étude sur 2 générations. Chez le chien, l'administration sous-cutanée quotidienne de 2 mg/kg de diclofénac sodique a conduit à une augmentation du nombre des spermatides. D'autres études décrivent une diminution du pourcentage de rates s'accouplant après administration répétée de doses de diclofénac ≥0.5 mg/kg. Un effet sur la fertilité aussi bien masculine que féminine ne peut donc pas être exclu.
Le diclofénac passe la barrière placentaire chez les rongeurs. L'administration d'AINS (y compris le diclofénac) a inhibé l'ovulation chez le lapin ainsi que l'implantation et la placentation chez le rat, et a entraîné une fermeture prématurée du canal artériel chez la rate gravide. Chez le rat, des doses de diclofénac toxiques pour la mère ont été associées à une dystocie, un allongement de la gestation, une diminution de la survie fœtale et un retard de croissance intra-utérin. Les faibles effets du diclofénac sur les paramètres de la reproduction et de la mise bas ainsi que sur la fermeture du canal artériel in utero sont des effets pharmacologiques de cette classe d'inhibiteurs de la synthèse des prostaglandines (cf. «Contre-indications» et «Grossesse/Allaitement»).
Dans une étude réalisée chez la souris, une tératogénicité (fente palatine) a été observée à la dose de 4 mg/kg, toxique pour les mères. Chez le rat et le lapin, le traitement à des doses allant jusqu'à la dose toxique pour les mères n'a pas entraîné d'effets tératogènes. Un retard d'ossification et une réduction du poids fœtal dans une étude réalisée chez le lapin ont été les seules modifications observées dans ces études.
Aux doses toxiques pour les mères, le développement périnatal et postnatal de la progéniture a été compromis (fertilité, voir ci-dessus, ainsi que poids corporel à la naissance et retard de croissance postnatal).
Remarques particulières
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l'emballage.
Remarques particulières concernant le stockage
Conserver dans un endroit sec à température ambiante (15-25°C) et hors de la portée des enfants.
Numéro d’autorisation
55926 (Swissmedic)
Présentation
Comprimés pelliculés à 50 mg: 10 et 20. (B)
Titulaire de l’autorisation
Spirig HealthCare AG, 4622 Egerkingen
Mise à jour de l’information
Juin 2022